LES DEBUTS

Née le 10 mars 1997 à Flawil, dans le canton de Saint-Gall, Belinda Bencic a reçu ses premières balles de tennis avant même de savoir marcher. Prise en main très tôt par son père, elle ne tarde pas à se démarquer des autres joueuses. À l’âge de deux ans et demi, elle démontre déjà une habilité certaine une fois la raquette en main. Son papa Ivan, intrigué par le potentiel de sa fille, demande alors à Mélanie Molitor – la mère de Martina Hingis – d’évaluer son niveau. Belinda n’est, à l’époque, âgée que de quatre ans, mais la grande prêtresse du tennis féminin décèle déjà chez elle un talent évident. Ivan Bencic décide donc de faire appel à la puissance financière de l’un de ses amis, l’ancien hockeyeur Marcel Riederer, afin d’optimiser la progression de sa fille. L’ex-joueur du LHC accepte sans hésiter de rejoindre l’équipage du navire Bencic. Financièrement sereine, Belinda s’envole pour la Floride et intègre l’académie Nick Bolletieri alors qu’elle s’apprête à souffler ses sept bougies. Durant six mois, elle poursuit son apprentissage et peaufine sa technique. Les progrès sont tels qu’à son retour, Mélanie Molitor décide de la prendre sous son aile et s’occupe quotidiennement de ses entraînements. Sa nouvelle coach retrouve alors la soif de victoire et l’ambition qui va avec. Désormais, l’objectif est clair: faire de Belinda une championne d’exception

L’ASCENSION

Tout s’enchaîne ensuite très vite. La jeune athlète remporte ses premiers championnats suisses des moins de dix-huit ans alors qu’elle n’en compte que quatorze, puis dispute son premier match de Fed Cup face à l’Australie le 4 février 2012. Huit mois plus tard, elle découvre le circuit WTA lors d’une confrontation contre Venus Williams au premier tour du tournoi de Luxembourg. La consécration de sa jeune carrière intervient finalement le 9 juin 2013, s’impose en finale de Roland-Garros junior face à l’Allemande Antonia Lottner et s’empare du même coup de la place de numéro une mondiale au classement ITF (l’équivalent du classement WTA chez les juniors). Un mois plus tard, sur le gazon londonien de Wimbledon, elle réédite son exploit et défait, en finale, l’Américaine Taylor Townsend.Sa précocité, son talent naturel et ses excellents résultats poussent alors les médias à s’intéresser à la nouvelle pépite du tennis helvétique. Rapidement, les comparaisons avec Martina Hingis se mettent à fuser. Et pour cause, les similitudes sont nombreuses.